Non à la diffamation, oui à la pendaison !
Une bonne dizaine de jours sans écrire ça ne fait jamais de mal. Ca évite surtout les longues notes sans intérêt qui fatiguent tout le monde, ou les coups de gueule trop méchants qui pourraient fâcher ceux qu'on vise, et peut-être même les amener à porter plainte pour diffamation. Vous avez vu ce que ça peut coûter vendredi matin, avec l'interpellation par la police de Vittorio de Filippis à son domicile à 6h40 du matin. Je me suis toujours entre parenthèses demandé pourquoi ils interviennent si tôt dans des affaires non urgentes ? Quand tu vas porter plainte pour vol ou aggression on te fait comprendre que ça prendra du temps, car les services sont surchargés. Mais pour aller "cueillir" un journaliste visé par une procédure de diffamation, là c'est au saut du lit... Vendredi au réveil, l'ancien directeur de publication du journal Libération a été insulté (les 2 policiers démentent, mais son récit est ici), puis menotté devant l'un de ses fils, avant d'être amené au dépôt du TGI de Paris pour être fouillé 2 fois à corps, puis présenté au juge. Tout ça pour diffamation publique envers Xavier Niel, fondateur du fournisseur d'accès internet Free. De nombreuses protestations se sont élevées depuis, Nicolas Sarkozy a même demandé ce matin "la définition d'une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes". Il assure le président. Parce que pour mesdames Alliot-Marie et Dati, "la procédure a été respectée" et pour elles c'est le plus important. C'est vrai que quand on s'apprête à jeter en prison les gamins de 12 ans, un journaliste ou un blogueur qui diffâme ça devrait être la potence ! Oui cher lecteur, qu'on les pende haut et court ces racailles, au matin devant la roue de la Concorde. En direct sur TF1...





















































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