Et de trois ! Après deux premiers séjours en Chine en 2003 et 2005, la régularité arithmétique de mes déplacements via Pékin se vérifie ! Mais cette fois je ne pourrais vraiment pas attendre 2009 avant d'y retourner. J'aime vraiment la Chine. Pour ses paysages, ses couleurs, sa cuisine, ses traditions, et ses habitants. Pas ceux qui au sommet de l'état bafouent les droits de l'homme et les libertés individuelles les plus élémentaires. Non, j'aime tous les autres chinois, souriants, accueillants, fiers de leur pays. Troisième séjour, j'y serais bien resté un peu plus longtemps ! Question zen on a décidément bien des choses à apprendre de l'Asie...
Là bas les journées commencent tôt et se finissent tard. Dès 5 heures du matin des vélos commencent à silloner les rues. Certains pour se rendre au travail, pendant que d'autres transportent sur leur remorque d'énormes marmites d'huile ou de bouillon pour vendre quelques plats traditionnels sur les trottoirs. Je ne vais pas vous le cacher j'aime beaucoup la cuisine Chinoise. Celle des nombreux restaurants destinés aux classes moyennes, où les cartes de plusieurs pages sont tellement variées qu'il me faudrait plusieurs vies pour tout gouter. Et j'aime aussi la cuisine populaire servie au bord des rues, dans de petites échoppes ou à même le trottoir où quelques tables et chaises de fortune permettent de se poser quelques instants pour avaler des brochettes, des vapeurs ou quelques autres spécialités non identifiées. Une chose est sure, c'est bon, et à dix mille lieues des plats que l'on nous sert ici dans les traiteurs chinois, qui n'ont hélas que le nom.
Là bas j'aime aussi la rue. Avec son agitation, son vacarme permanent, ses couleurs et ses odeurs. Chez nous il n'y a plus cette diversité. Quand je vois Paris presque tout se ressemble. Deux banques, une agence de voyage, un monoprix, un Gap, un Zara, une brasserie, deux banques, un Mc Do.. Les voitures, les scoots, les camionettes, tout pareil. Quand aux odeurs, c'est étrange mais chez nous ça ne sent rien la rue. En Chine, même les yeux bandés à la sortie de l'avion je ne me tromperais pour rien au monde en posant les pieds sur le tarmac. C'est peut-être toutes ces grandes différences qui me font aimer ce pays actuellement en profonde mutation. Déjà dans certains quartiers de Pékin qui ont été complètement rasés et reconstruits depuis mon premier passage en 2003 la vie a changé, elle s'occidentalise à l'approche des J.O. en août prochain. Et il n'y aura pas de retour en arrière. Heureusement le pays est vaste et même si je l'ai déjà bien silloné il me reste encore beaucoup à voir. J'espère y retourner bientôt, et en attendant vous n'y échapperez pas, je vous en reparlerai souvent !
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